Tenjuan

Publié le par Paul B.

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Le jardin du tenjuan se situe à côté du Nanzen ji qui constitue une extrémité du chemin de la philosophie serpentant du Ginkakuji jusqu'au nanzen ji à flanc de collines et le long d'un petit canal. Le jardin est un petit peu difficile à dénicher quand l'on ne lit pas le japonais car rien n'est traduit en anglais.


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Tout du jardin japonais, beauté et sérénité, mais aussi ici le danger et la menace sournoise, sans bruit, légèrement cachée derrière les feuilles ou laissant voir ses traces. En est témoin ce serpent (vipère ? couleuvre ?), calmement posé sur le gravier blanc, à quelques pas de nous, et filant doucement sur la mousse pour finir par y disparaître, tapis et abritée. Ou ces toiles d'araignées qui serpentent sur l'étang, gros fils gris formant un réseau dense, presque comme un filet-piège qui laisse deviner la taille des dites bêtes... Ou enfin, dans l'étang même aux eaux grises, les carpes koï, immenses, froides, aux yeux globuleux atroces, arrivant à nous distinguer depuis les profondeurs troubles à travers la grisaille, et venant se masser aux bords : pour qu'on leur jette qqch ou qu'on tombe à l'eau ? je suis désolé je suis sûr que ces carpes sont carnivores ou descendantes de carnivores qu'on nourrissaient dans les temps anciens :D et l'idée de plonger dans l'eau trouble de l'étang me filait une peur bleue :D. Même les branches des arbres qui survolent l'étang semblent prête à vous pousser discrètement et sournoisement dans l'eau. 

Heureusement quand on lève les yeux, la légereté des feuilles et leurs envolées rouges et vertes sont rassurantes.



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En lisant l'article peut être vous imaginez vous dans le jardin même, vous promenant sur le sentier, légère odeur de la mousse, pluie finie mais une éclaircie arrive, à l'affût de tout, promenant votre regard entre plan larges et vues globales, et plan resserré sur les détails, aussi infimes soit-il, en permanence en train de balayer votre regard de cette manière, en prenant son temps, en prenant garde aux sons, les étranges sons d'oiseaux, le fracas discret des feuilles les unes contre les autres, et on se surprend à ne pas arriver à entendre les routes, souvent proches, je ne me rappelle pas d'ailleurs avoir jamais entendu les bruits de la ville dans un jardin japonais ce qui est quand même étrange.


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