La fille du vent ; Yoko Tsuno

Publié le par Paul B.

 

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Petite apparté vers les bulles graphiques avec Yoko Tsuno, héroïne japonaise d'une bande dessinée française de Roger Leloup née dans les années 70 dont les aventures interrogent souvent les menaces technologiques et portent un beau message humaniste que nos petits jeunes devraient lire vu la très triste crise des droits de l'homme et de la démocratie que nous traversons.

A ma connaissance, Yoko Tsuno ne revient au japon que dans l'album "La fille du vent" publié en 1979. Quand il s'agit du retour au pays natal, notre héroïne préférée ne la joue pas conventionnelle : elle arrive en plein nuit en parachute, donnant lieu à cette séquence nocturne mémorable dont je tire quelques vignettes. Les spécialistes bds apprendront que sa maison familiale semble être à l'extrême sud de Kyushu, l'île la plus méridionale du pays.
 


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Mais, ce n'est pas par pur plaisir aérien qu'elle emprunte cette voie, bien qu'il soit notoire qu'elle soit aussi pilote de toute sortes de véhicules volants, la voici revenue pour remettre de l'ordre dans les affaire de son père, qui a force de trop jouer avec le vent, a fini par mettre au point "des bombes qui forment des typhons" que l'état japonais et certains militaires sont bien tentés de rajouter à leur panoplie de défense. Sitôt sur la terre ferme, elle est ensuite amenée à se rendre exclusivement sur le terrain liquide ou aérien, entrant dans une base logée dans un ancien navire de la seconde guerre mondiale (le "yamato" : création de Leloup ou se rapprochant d'une vérité historique ?), et n'hésitant pas à piloter un avion qui a la délicate mission d'enrayer avec ses armes (et quelles armes...) un typhon "artificiel" qui se rapproche rapidement du kyushu. 

Les puristes remarqueront que ce n'est pas la seule fois où Yoko rencontrera dans ses albums des objets, lieux de la seconde guerre mondiale : dans la "spirale du temps", l'aventure se déroule dans une ancienne base militaire japonaise en Indonésie (du moins, un pays pas loin) et dans le "canon de kra", elle à affaire à un ancien soldat de cette guerre devenu terroriste qui a fondé sa richesse sur la vente d'un dépôt intact d'armes japonaises et s'apprête à utiliser un ancien canon japonais pour forcer au chantage un petit état du sud-est de l'asie.



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Rassurez-vous, au prix d'un sacrifice douloureux et émouvant, les vies humaines seront sauvées, et Yoko peut se reposer quelques instants dans la maison familiale où elle mesure la distance qui sépare les lieux de l'enfance et la réalité de la maturité. Avant de repartir dans les étoiles...


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