NonNonBâ, Shigeru Mizuki

Publié le par Paul B.

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Sur la radio Primitive (http://pagesperso-orange.fr/primitive/), -qualité musicale parfaite sur les ondes rémoises et sur le ternet-, une rubrique consacrée aux bulles graphiques encourageait à la lecture de NonNonbâ, manga de Shigeru Mizuki, prévenant l'auditeur qu'il ne fallait pas qu'il s'arrête au style graphique faussement simple pour entrer en profondeur dans une oeuvre dense. Je retiens le titre et le prend par hasard à la médiathèque Cathédrale peu de temps après. Le chroniqueur avait pleinement raison, attention petit (grand ?) chef d'oeuvre.

L'histoire s'inspire de la jeunesse de l'auteur et s'ancre dans la campagne profonde du sud du Japon dans les années 30, où la militarisation croissante, l'expansion des villes et les progrès technologiques semblent encore lointain mais déjà aux incidences multiples. On suit les pas d'une petite famille aux personnages tous délicieusement croqués et plus particulièrement d'un jeune garçon et de sa vieille grand-mère très pauvre qui donne son titre à l'ouvrage. 

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morceau d'anthologie !!! ; NonNonBâ c'est elle


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L'oeuvre entrelace les changements et épreuves de la fin de l'enfance avec les yokaï et le monde invisible -porteurs d'un message "métaphysique"- auxquels la grand-mère et d'autres intermédiaires permet l'accès. Les yokaï, ces créatures mythiques et populaires, sorte de fantômes, esprits d'âme errante, esprit des objets et des lieux, aussi malveillantes que positives : esprits des morts d'inanition qui torturent les voyageurs fatigués, yokaï qui suivent les marcheurs en claquant leurs sandales, souvent représentés par Hokusaï et les maîtres de l'estampe, faisant l'objet du fameux kwaidan de Lafcadio Hearn, les yokaïs jalonnent le parcours du héros Shigéru et lui transmettent une vision du monde.

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