Nikko 日光

Publié le par Paul B.

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De Tokyo, une ligne privée mène directement à Nikko 日光 à 200-300kms dans les montagnes. Si on est détenteur du japan rail pass, on peut commencer par prendre le shinkansen, il reste ensuite une heure de train normal pour monter jusqu'à la ville. De la gare, mieux vaut prendre un bus pour se rendre sur le site des sanctuaires, je dirais même ca s'impose. Attention au parcours du bus on a vite fait de rater les arrêts :S enfin, nous avons eu vite faite de rater les arrêts :). Pour visiter les lieux, je conseille l'achat d'un "pass global", comprenant le Toshogu (=must), et les autres sanctuaires, dont un mausolée magnifique qu'il ne faut surtout pas manquer. C'est raisonnable comme prix et ca permet de tout voir. Si vous avez le temps, il y a une cascade et un lac très connu à proximité de Nikko ; il semble aussi que la région alentour offre de nombreuses belles promenades, je les ferais si j'y retourne un jour ! Dire que j'ai failli ne pas aller à Nikko 日光... cela aurait été une erreur ! même si vous ne passez que quelques jours à Tokyo il faut s'y rendre. 


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Le Toshogu est caractérisé par un style baroque inspiré de l'art chinois et abrite le mausolée de Ieyasu Tokugawa qui unifia le japon au début du XVIIème siècle en fondant le shogunat. On raconte que la perfection des lieux força les architectes à placer dans la porte ci-dessus une statue à l'envers pour éviter d'encourir la jalousie des dieux. Le temple est très richement sculpté et abrite les trois singes de la sagesse  : celui qui ne voit pas le mal, qui ne dit pas le mal, qui n'entend pas le mal. On peut aussi voir un célèbre chat qui dort, une salle au dragon ; le moine démontrant en frappant des plaques de bois dans ses mains que dans l'écho de la salle on entend murmurer un dragon. Soit.. mais trop de touristes pour que la magie prenne. La magie est là, mais elle est ailleurs, juste à côté... 

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La magie est notamment dans les bruits et contes : tous les décors sculptés sont disposés à vous raconter leurs interminables et magnifiques histoires : les lions sont forts bavards et prétentieux, les oies et cygnes sont parfois menteurs, les dragons fort bon conteur, les éléphants sensibles et tout ce petit monde est un petit peu trop luxueux pour mes oreilles. Je préfère écouter le murmure des interminables et millénaires cèdres de Nikko qui s'allongent vers le ciel déployant leur constellation verte dans les airs, majestueusement. Leurs murmures sont difficiles à percevoir, et il faut parfois revenir à des sons plus accessibles : cascade de mousses sont à l'écoute attentionnée des lieux, et libellules juchées au sommet des lanternes charment par leurs diverses légendes qu'elles transportent en voletant. Il faut être à l'écoute de la polyphonie des lieux, véritable harmonie, et comme dans les jardins laissez vous portez par le chant global, isolez des harmoniques, grossissez et amplifiez des détails, revenez en arrière, orientez vous vers l'eau, vers la foule, vers la terre, sensibilité accrue, plus qu'une plaque argentique dans le noir.




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