Rainbow bridge レインボーブリッジ, Shimbashi 新橋 ; mondes urbains

Publié le par Paul B.

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Les deux premières photos et la suivante sont prises depuis le monorail automatique qui relie la gare de Shimbashi à Odaiba お台場. Ce dernier franchit le Rainbow Bridge レインボーブリッジ et permet de bénéficier d'une vue imprenable sur la baie de Tokyo, sa ligne d'immeubles en verre et béton, ses eaux troubles écrasées par la chaleur. Le terminus du monorail se trouve dans le quartier moderne de Shimbashi 新橋. Ces lieux sont symboliques d'une partie de ce que j'appelle "les mondes urbains" -l'univers urbain, la ville dans la complexité de sa trame des sous-sols aux sommets, les réseaux de transports, centres et périphéries, mouvements de populations, paysages cablés électriquement etc.-.  


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On rencontre différents types de tissus urbains et celui évoqué ici serait plutôt celui d'une étrange modernité non sans atmosphère : chaos de tours uniformes, superposition des autoroutes, surfaces vitrées, grands espaces et petitesse de l'être humain, tel qu'on peut le retrouver dans des posts comme la croisière sur la Sumida, la gare de Kyôto, le Tokyo international center etc. Ce ne sont pas des paysages dont je veuille faire la critique, bien au contraire, ils sont tout aussi fascinants que les autres : sous les voies ferrées surgissent d'étranges installations (ci-dessus), les assemblages de verres et escalators créent des effets que j'aime, et l'être humain s'y insère toujours bien, même si parfois il apparaît petit (en-dessous), et parfois des oiseaux roses flashs viennent éclater en plein milieu, contrastant violemment. Je n'ai pas vraiment les mots pour le dire et je trouve que mes photos parlent plus, mais "l'humanité des mondes urbains" est réelle, vraiment réelle, et les photographes, les vrais, devraient s'y attacher peut être encore plus, justement dans into the wild ces paysages là sont surlignés (centre d'Atlanta (?), immensité des gares de tri), car symptomatiques de la société qui colle à notre temps, et c'est important que des artistes s'y attachent et les analysent au lieu de passer à côté par une critique brute et simpliste parfois, hors-temps, en décalage. Se rendre compte que le paysage urbain constitue un objet fort et positif pour la sensibilité humaine est peut-être fondamental.
 
Pour le prochain article, rendez-vous à côté des ces univers urbains (mais en adhérence !) dans les jardins de Kyôto et dans son château au parquet du rossignol.


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akaieric 24/01/2008 13:13

Salut!
Ca fait un moment que je suis ce blog. J'aime bien parce ça me permet de mettre ton voyage en parallèle avec le mien, que je raconte aussi sur mon blog. Je retrouve plein d'endroits où je suis aussi allé et dont j'ai ou je vais parler, comme le chateau de Nijo ou la gare de Kyoto, et puis d'autres qui ont l'air sympas où j'irais peut être un jour.
Bonne continuation donc...