Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 10:40


Le Japon d'Aujourd'hui - texte Kazuyuki Kitamura ; photos J. Tadashi Kitamura - Editions Mondo 1983

=> Un livre trouvé en brocante avec de chouettes photos.
Ci-dessus, volcan Takachiho (Kyushu)



fête des "bonten" le 17 février à Yokote





marché aux puces à Shinjuku


pâtisseries en masse-pain, gélose de haricot ou agar-agar. Les thèmes : "l'arrosage", "rivière en été", "arc-en-ciel du soir", "pure fraîcheur", à vous de deviner lesquels quel thème pour quelle photo :)


fête de la "bataille des cerfs-volants géants" le 3 mai à Hamamatsu (sud de Tokyo)



entrée du bâtiment Sony à Ginza



Par Paul B. - Communauté : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 11:40

Continuons encore avec la designer polyvalente Charlotte Perriand. Junzo Sakakura, architecte japonais, fut choisit pour assurer la conception générale de la résidence de l'ambassadeur du Japon en France, qui devait s'élever sur un terrain du Faubourg Saint-Honoré. Il fait appel à son amie Charlotte Perriand pour l'architecture intérieure et l'équipement de l'ambassade. Ils sont intéressés par la volonté d'exprimer un Japon contemporain. Construite entre deux murs mitoyens, la résidence souhaite "donner aux invités , dès leur arriver dans la cour d'honneur, une impression de grandeur, et conduire leur regard à travers la façade vers l'arrière-plan, le parc et le soleil" (charlotte perriand) en utilisant un système de parois et portes coulissantes. Le mobilier est en partie intégré à l'architecture, l'autre partie étant destiné à être plus mobile, comme les fauteuils recombinables. Un éclairage indirect spécifique est mis au point. De nombreux artistes furent invités à participer : Hisao Dômoto conçu un panneau en carreaux de terre cuite émaillés, Sofû Teshigahara réalisa un "totem" fait de pierre brute et de bois qui accueille les visiteurs (première photo de l'article). Le projet est malmené par l'irruption de mai 68, de la tva, de l'inflation qui provoque des difficultés budgétaires. La résidence est inaugurée en avril 1970, peu après la mort de Sakakura. Si les premiers résidents gardèrent le mobilier conçu par Perriand, les sucesseurs firent virevolter le mobilier "pour finir aux entrepôts du sous-sol, allant même jusqu'à être remplacé par des fauteuils des styles de nos grands rois".

Toutes ces infos viennent toujours de l'excellent livre de Jacques Barsac, charlotte perriand et le japon, éditions norma


plan du rez-de-chaussée : plan libre mais cloisonnement subtile des sous-espaces



de fin treillis qui rappellent les cloisons des maisons closes japonaises, comptoir en marbe du vestiaire


table basse en palissandre massif, fabrication André Chetaille

fauteuils fabrication Boos et Hahn

divan en séquoia et cannage, fabrication De Coene ; table basse fabrication André chetaille (modèle originale de 1962)

paravent, bloc de palissandre assemblés par tiges filetées, fabrication André Chetaille, à mettre en parallèle avec les paravents d'Eileen Grey des années 20.


Par Paul B. - Communauté : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 18:46

L'exposition "proposition d'une synthèse des arts, Paris 1955", rassemblant Le Corbusier, Fernand Léger et Charlotte Perriand, est la seconde exposition de Perriand au Japon (la première en 1941), toujours dans les magasins takashiyama de Tokyo. C'est la designer qui en a lancé l'idée dès 1953 lors d'un voyage au Japon, elle trouve le soutien de son ami l'architecte Junzô Sakakura, ainsi que de l'ambassadeur de France. L'exposition se réalisera dans le cadre des échanges franco-japonais aux magasins Takashiyama, autour des thèmes : "exprimer la collaboration entre les artistes et les producteurs industriels" et "réaffirmer le rapport d'unité entre l'architecture, la peinture,  la sculpture. Son organisation connu de nombreuses difficultés et l'exposition, une fois ouverte, reçu des critiques, qui faisaient remarquer que les meubles étaient plutôt conçus pour la France, et que leur industrialisation n'avaient rien de comparable avec les recherches en design des états-unis, où chaque pièce n'était pas issu d'un travail unique, mais d'une collaboration de professions. Pour Perriand, l'exposition marque le bilan de recherches entamées pendant l'après-guerre et propose un travail en résonance avec le Japon, pays qui la fascine depuis son premier séjour pendant la seconde guerre mondiale, d'autant plus qu'avec les années 50, le japon connaît les remous de la fin de l'occupation américaine et achève son redressement économique. L'exposition s'inscrit dans une toute autre perspective de la première, où Perriand se réappropriait, pour le compte du gouvernement japonais, l'art traditionnel, ici elle vient exposer son travail qui a intégré, dans une cohérence artistique plus  générale, ces influences japonaises. Peu avant cette exposition elle a aménagé l'agence Air France de Tokyo, à la suite de ce travail, ses meubles vinrent en partie équiper des bureaux ou des bâtiments de prestige, comme la mairie de Tokyo en 1957, la préfecture de kagawa en 58 ou le siège du Sôgetsu Art Center en 55. La firme Tendo mokkô éditera la magnifique chaise Ombre jusqu'au début des années 2000.

Tous ces renseignements proviennent de l'excellent livre que je vous conseille : Charlotte Perriand et le Japon de Jacques Barsac (Norma Editions).


table basse, plateau en bois massif de cyprès hinoki, fabrication atelier Miyoshi, Tokyo (1954)


banquette Tokyo, 1954


chaise empilable Ombre, contreplaqué cintré, 1954


meuble-écran : joues en tôle d'aluminium alumilité, ateliers jean prouvé ; planches en bois de thuya hiba; fabrication atelier Miyoshi, Tokyo, 1954


banquettes tokyo, coussins amovibles, tissus de l'institut Tatsumura, Kyôto ; tabouret bas Berger, fabrication au Japon


vue de l'exposition : salle de réception au premier plan, salle à manger au second plan. Au fond, tapisserie de Le Corbusier (les 8).


bureau de la mairie de Tokyo, meuble-écran et bureau, commande spéciale, 1957
Par Paul B. - Communauté : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 15:40


C'est grâce au magnifique livre de Jacques Barsac : "charlotte perriand et le Japon" (Norma Editions), que je vous propose de découvrir cette maison de thé conçue en 1993 pour l'unesco par Perriand à 90 ans, grande designer qui est connue, entre autre, pour sa collaboration avec Le Corbusier. Charlotte Perriand a entretenu des liens privilégiés avec le japon : elle y a été invitée en 1940 pour réfléchir à la "production d'art industriel" du pays, de ce travail et de ses voyages au coeur du territoire naîtra une exposition en 1941 à Tokyo. Elle aura l'occasion d'en consituer une seconde en 1955, et aménagera l'agence air france de Tokyo en 1959, contribuera à la résidence de l'ambassadeur du japon en 1966-69, puis au showroom Shiki Fabric House en 1975.

A l'occasion du Festival culturel du Japon à l'Unesco, Hiroshi Teshigahara propose à 4 créateurs, Tadao Ando, Ettore Sottsass, la coréenne Yae Lun Choï et Perriand de réaliser sur les toits de l'unesco, un territoire relativement particulier, soumis aux regards des habitations de hausmann et à la curiosité de la tour eiffel, une maison de thé. La designer souhaite s'inscrire dans la tradition des maisons de thé japonaise et se consacre à étudier leurs principes. Elle proposera de créer un univers particulier, entouré de bambous, au sein duquel une structure très légère vient surplomber les fonctions traditionnelles de la maison de thé dont les planchers semblent eux-même en lévitation.






jeux des ombres portées du bambou sur la toile en mylar, jeux de lumière sur les tatamis




en blanc : la maison de thé de Ando, en bambou, celle de Teshigara, à droite, celle de Ettore Sottass.


Par Paul B. - Communauté : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 12:00

Suite des photos noir & blanc d'architecture ancienne au Japon. Plus je regarde les plans des maisons ou des palais, avec leurs espaces juxtaposés, moins j'arrive à comprendre comment ils fonctionnaient ! et surtout le "problème" de la circulation des personnes ? puisqu'il n'y a pas de couloirs ! Et comment cela marchait-il au niveau du bruit ? à voir les fines cloisons, on peut penser a priori que l'on est en présence d'une culture qui vit le bruit de manière particulière, en l'autorisant complétement. Ce qui n'est pas d'ailleurs en soi une étrangeté, on a souvent tendance à rechercher le minimum de bruit, ce qui ne correpond pas en fait véritablement à une nécessité logique (il suffit d'être culturemment accoutumé à d'autres niveaux sonores), pourquoi développe t'on spontannément cette recherche d'un tel silence ? Enfin, je n'arrive pas à savoir si les plans dégageaient des espaces type centre-périphérie (comme dans la maison-type : séjour-chambres) ? comment s'articule l'intimité / la vie publique ? et quel est le rôle de la lumière ? (les espaces au centre du plan ne peuvent apparemment être éclairé) enfin, comment la maison régule t'il le climat ? dans certaines parties du japon, les hivers sont rigoureux et l'habitat doit devenir bien froid.



village linaire d'une étape d'auberge.

 
château de Nijo (ses peintures vibrantes et son parquet du rossignol)







ci-dessus, intérieur de la villa Katsura, plan ci-dessous. Le plan, comme un agencement abstrait d'un tableau à la mondrian, sans dégagement et tout en juxtaposition, je le trouve fascinant.



château de Himeji
Par Paul B. - Publié dans : art japonais ancien - Communauté : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Présentation

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Liens

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus